Le syndrome de l’imposteur

Le manque de confiance en soi ou syndrome de l’imposteur, j’y ai été confrontée directement quand j’ai débuté en sophrologie.

Certes, j’avais validé ma formation (mes formations, devrais-je dire, puisque j’avais suivi en parallèle une formation en relation d’aide), mais cela faisait-il de moi une bonne thérapeute ? Que de questionnements quand j’ai reçu mes premiers patients ! Allais-je savoir les comprendre, répondre à leurs attentes, être efficace ?

J’ai dû me confronter à mes doutes et ne pas tout remettre en question, quand une personne ne revenait pas après un premier rendez-vous qui pourtant s’était bien passé, par exemple.

J’ai puisé dans les ressources que je savais fiables, celles d’enseignante, mon premier métier, et celles plus personnelles, comme par exemple mes capacités d’écoute et d’empathie.

Mais surtout, je suis allée piocher dans ma “boîte à outils” de sophrologue !

Aujourd’hui, même si bien sûr, il m’arrive encore de douter, je sais tout de suite quoi faire !

Alors, la confiance en soi, c’est quoi ?

 

C’est SE faire confiance, avoir confiance en ses CAPACITÉS :

  •     d’adaptation
  •     relationnelles
  •     d’analyse/synthèse
  •     d’anticipation
  •     de structuration
  •     d’expression
  •     et bien d’autres, en lien avec votre travail

C’est savoir qu’on a des compétences professionnelles, mais aussi humaines, qui font que l’on est efficace au travail et cela n’a pas forcément à voir avec la reconnaissance qu’on peut (ou pas) avoir de nos collègues, notre hiérarchie ou nos clients, même si, comme on va le voir, cela influe.

La confiance en soi est directement liée à l’estime de soi, c’est-à-dire avec la VALEUR que l’on se donne à soi-même : c’est comme estimer un bien, sachant la difficulté que l’on a à trouver une juste estimation, selon que l’on est vendeur ou acheteur, que l’on tient à cet objet ou pas, qu’il a une valeur sentimentale, ou qu’on souhaite s’en débarrasser rapidement…

 

D’où vient la confiance en soi ?

 

Elle est là, depuis toujours, mais soit se renforce, soit s’affaiblit avec le temps et les expériences de la vie.

Comment ?

Un exemple : le jeune enfant aime explorer, trouver ses limites, découvrir son corps et ses possibilités. Imaginez un bébé, qui rampe, marche à quatre pattes et s’approche d’un petit escalier de trois marches.

➤ Un parent va  réagir en venant rapidement enlever l’enfant et le poser plus loin des marches

➤ un autre va  insister en élevant la voix et disant  que c’est dangereux

➤ le troisième va s’asseoir à proximité des marches et laisser l’enfant essayer de les descendre à sa façon 

 ➤ et le quatrième pourra tenir l’enfant et lui faire descendre les marches une à une.

À votre avis, quel parent a optimisé la confiance en lui du bébé ?

Dans vos souvenirs d’enfant, d’écolier, d’étudiant et de travailleur, je suis sûre que vous trouverez des exemples similaires, où l’affaiblissement ou le renforcement de votre confiance en vous vous apparaîtra clairement.

Mais alors, me direz-vous, que puis-je faire, si cela vient de l‘extérieur ?

Comment augmenter la confiance en soi ?

Revenons à l’enfant :  un enfant, quand il apprend à marcher, tombe et se relève des centaines de fois, et pourtant ne se dit jamais “je suis nul, je n’y arriverai jamais, ou ce n’est pas pour moi”. Toujours, il se relève et réessaie, jusqu’à ……. marcher !

Il reste confiant dans sa capacité à marcher, comme toutes les personnes qu’il voit autour de lui ; bien sûr si on lui répète sans cesse “attention, tu vas tomber, doucement, tu vas trop vite “, qu’on le suit, le porte parce qu’il ne va pas assez vite, sa confiance en cette capacité de marche va diminuer. Par contre, si on l’encourage, le félicite, cette confiance va se développer.

C’est le principe du développement de la confiance en soi : encourager et féliciter.

Adulte, nous avons intégré les encouragements et félicitations ou le contraire.

Aussi, la reconnaissance (ou pas) des collègues, hiérarchie et clients, nous renvoie à nos ressentis d’enfant et contribue de plus belle à façonner notre confiance en nous.

Ou plutôt à nourrir les petites voix de notre tête, vous savez, celle en particulier qui nous susurre : “tu ne vas pas y arriver, les autres font mieux, plus vite, tu n’es pas à ta place, mais qui es-tu pour penser ça ?, etc, etc, etc !”

Cette sympathique petite voix, c’est celle de notre ami l’auto-saboteur

Le vôtre a-t-il un nom ? 

Je ne vous dirai pas celui du mien, il n’est pas très poétique !

Première pratique : apprivoiser ce faux-ami !

Cela veut dire l’accueillir, l’écouter, puis gentiment lui dire ;”ok, je t’ai entendu, compris, tu peux retourner dormir ! (avec un sourire et un câlin, bien sûr, pour qu’il se rendorme vite)

car malgré tout, si vous l’apprivoisez, il deviendra un véritable ami : il vous parle de vos peurs, en fait, vous aide à en prendre conscience.

Oh, il m’en a dit des choses, quand j’ai voulu écrire cet article !

“ tu n’y arriveras pas, d’autres ont déjà écrit sur le sujet, et bien mieux que toi, etc”. Je l’ai écouté, prenant conscience de mes peurs, puis j’ai dit “stop”, je VEUX écrire cet article !

Deuxième pratique : nourrir la confiance en vous :

Cela veut dire vous encourager, vous féliciter (voire vous récompenser, je le fais avec un bisou sur la main) chaque fois que vous avez réussi quelque chose, même si c’est une petite chose, parce que c’est un pas après l’autre que l‘on gravit la montagne.

Cette joie et cette fierté ressenties à la publication de cet article, je les ai savourées et bien rangées à l’intérieur de moi !

Et le bisou est fait !

.

Troisième pratique : arrêter de se comparer :

Les autres ne sont pas mieux, ni moins bien que vous.

Ou alors ils sont mieux ou moins bien que vous dans certains domaines, pour certaines tâches.

Nous sommes tous différents, c’est ce qui fait notre richesse !

J’ai lu beaucoup d’articles sur la confiance en soi, mais au lieu de me décourager, je m’en suis servie pour m’inspirer, faire le tri dans ce que je lisais pour écrire à ma façon, une sorte de comparaison, mais constructive !

Quatrième pratique : être son meilleur ami :

Que diriez-vous à votre meilleur ami en l’entendant se dénigrer, se saboter ? 

Je suis sûre que vous allez le rassurer, lui rappeler ses succès, ses avancées, n’est-ce pas ?

Et bien, dites-vous la même chose quand la petite voix citée plus haut s’en donne à coeur joie pour vous faire douter !

Soyez bienveillant avec vous-même, réconfortez-vous, encouragez-vous !

Dans mes moments de découragements, je me souvenais de tout ce que j’avais déjà écrit et je m’encourageais : “ tu PEUX le faire, tu l’as DÉJÀ  fait !”

Cinquième pratique : exercices de sophrologie

 

Ces exercices demandent un peu d’entraînement pour être efficaces, je vous conseille de les répéter plusieurs fois, cela permet également de les faire devenir “réflexes”.

Respiration ventrale calmante (pour baisser le niveau de stress) :

C’est un outil pratique (vous l’avez toujours avec vous !) et facile à utiliser. Il est rapidement efficace, quelques respirations suffisent !

J’inspire par le nez et je gonfle mon ventre comme un ballon.

J’expire par la bouche, si possible deux fois plus longtemps en relâchant l’air tout doucement pendant que je dégonfle le ventre.

Ancrage : le B A BA pour ressentir la confiance :

Debout, les pieds parallèles, je ressens l’appui sur les deux pieds, je me fais lourd (comme un roc) depuis le bassin, comme si je voulais marquer le sol de mes empreintes, j’accentue vraiment, l‘appui sur mes pieds (je peux même imaginer que des racines poussent de mes pieds pour s’enfoncer profondément et fermement dans le sol) je me sens stable, solide sur ma base, rien ne peut m’ébranler.

Même assise pour écrire, je l’utilise en posant mes deux pieds au sol et en sentant tout le bas du corps devenir ce roc solide sur lequel ma confiance se pose.

L’objet-fétiche ou le signe-signal : objet de réassurance

 

Choisissez un petit objet (perle, caillou, bouton…) que vous prenez dans votre main

vous vous installez confortablement, assis ou allongé, vous faites trois respirations ventrales, et vous prenez le temps de vous détendre, relâchant le front, les épaules, le ventre souple, vous laissez aller votre dos.

Puis, toujours en respirant tranquillement, vous allez chercher dans vos souvenirs un moment de réussite qui vous a rendu particulièrement fier. Vous explorez vos ressentis, les émotions de joie, de fierté, et vous ressentez cela de nouveau, comme si vous y étiez.

Et vous enfermez ces ressentis dans votre objet-fétiche (ou si vous préférez, vous faites un petit geste, comme croiser deux doigts ou fermer la main, à vous de choisir ce qui vous parle, et qui bien sûr reste discret !)

Vous avez ainsi relié le ressenti à l’objet, et en cas de panique, faire le geste ou serrer l’objet rappellera à votre cerveau le ressenti correspondant : la confiance en vous !

Sixième pratique : sortir de sa zone de confort et agir !

Et tant pis si on se plante, il n’y a qu’en se plantant qu’on peut pousser !!!

Comme vous pouvez le constater, ces petites choses que l’on peut faire pour augmenter la confiance en soi viennent……de vous-mêmes,  parce qu’on n’est jamais mieux servi que par soi-même !

.Votre confiance en vous, au fur et à mesure que vous pratiquez, ne dépend plus de l‘extérieur, et par conséquent est de plus en plus solide !

Alors, faites-vous confiance ! et …  Action !

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